Pour un chef d’entreprise, la date de départ à la retraite n’est pas qu’une question de pension. Elle se joue en même temps que la cession de l’entreprise, et mal articulée, elle peut coûter cher. Voici les points à aborder avec votre client dirigeant.
Chez beaucoup de dirigeants, l’entreprise représente l’essentiel du patrimoine et des revenus (de l’ordre de 75 % et 80 % selon l’article source). Partir, c’est donc remplacer ses revenus et transformer son patrimoine professionnel en capital. S’ajoute une difficulté psychologique : renoncer à son projet de vie professionnelle. Évoquez-la franchement, elle retarde souvent les décisions.
Possible depuis 2015, il permet de liquider ses droits tout en poursuivant l’activité. Deux points à signaler à votre client :
Sous conditions, la plus-value de cession bénéficie d’un abattement (500 000 € selon l’article source) avant imposition forfaitaire (12,8 % + prélèvements sociaux de 17,2 % + contribution exceptionnelle de 0 à 4 %).
La condition clé : cesser toute fonction dans l’entreprise et faire valoir ses droits à la retraite dans les 24 mois qui précèdent ou suivent la cession.
Situations exclues du régime : transmission gratuite par donation, titres détenus via une holding, conjoint du dirigeant partant. À vérifier systématiquement avant de promettre un résultat.
Avec Carnet de Retraite, vous chiffrez la pension de votre client et son manque à gagner, et vous disposez d’un support clair pour en discuter avec lui et ses autres conseils.