Vos clients attendent un chiffre : « combien aurai-je à la retraite ? ». Or une estimation de pension n’est jamais une simple multiplication. Voici les sept raisons pour lesquelles un montant annoncé trop vite peut vous exposer, et la méthode pour sécuriser vos rendez-vous.
Le taux plein du régime général est de 50 %, mais il s’applique à un revenu de référence sélectionné et plafonné, pas au dernier salaire. Et selon le régime (professions libérales, indépendants), le calcul passe par des points et non par un pourcentage.
Un gérant majoritaire de SARL relève du régime des indépendants, un président de SAS est assimilé salarié. Une même carrière peut donc mêler plusieurs régimes (régime général, indépendants, Agirc-Arrco, caisses libérales), chacun avec ses propres règles.
Un trimestre se valide à partir d’un seuil de salaire cotisé (1 803 € en 2026 selon l’article source). Certaines périodes de chômage ou de maladie comptent sans cotisation réelle. Votre client peut avoir travaillé toute l’année et manquer des trimestres.
Seuls les revenus inférieurs au plafond annuel de la sécurité sociale (48 060 € en 2026) comptent pour la retraite de base. Un cadre à 100 000 € par an ne voit donc que la part plafonnée retenue, ce qui explique bien des mauvaises surprises.
Partir à l’âge légal ne donne pas automatiquement droit au taux plein. En cas de durée d’assurance insuffisante, une minoration de 1,25 % par trimestre manquant s’applique.
Calendrier de l’âge légal, valeur du point Agirc-Arrco, cumul emploi-retraite, assiette sociale des indépendants : une estimation datée peut être périmée en quelques mois.
« Mon estimation retraite » offre une bonne première base, mais repose sur les données enregistrées. Une erreur dans le dossier donne une estimation cohérente… et fausse.
C’est précisément ce que Carnet de Retraite vous aide à faire : partir du relevé de carrière de votre client, comparer des scénarios et présenter l’écart avec son objectif de revenus.