Affiliation
L’affiliation rattache une personne à la Sécurité sociale pour ouvrir ses droits.
L’affiliation rattache une personne à la Sécurité sociale pour ouvrir ses droits.
Les cotisations financent la protection sociale et ouvrent des droits (santé, retraite, etc.).
La protection sociale couvre les aléas de la vie et permet d’acquérir des droits à la retraite.
Des dispositifs protègent les proches : capital décès, rentes et pension de réversion.
L'immatriculation est gérée par l'URSSAF du lieu d'exercice de l'activité.
Au même titre que les artisans-commerçants, les professions libérales (dont le chirurgien-dentiste) relèvent désormais de la CPAM.
(CARCDSF) recouvre, pour le compte de la CNAVPL, ses cotisations de retraite de base et gère la retraite complémentaire ainsi que les prestations de prévoyance.
À l'instar de certaines professions médicales et paramédicales conventionnées avec l'assurance maladie, le chirurgien-dentiste dépend du régime des praticiens et auxiliaires médicaux (PAM).
Concernant sa cotisation maladie, une partie est directement prise en charge par la sécurité sociale. Ainsi, sur un taux de cotisation total de 6,50 %, le régime d’assurance maladie prend en charge 6,40 % ; le PAM doit s'acquitter de 0,10 %. Si ce dernier perçoit d'autres revenus d'activité non salariée, ceux-ci seront assujettis au taux de 9,75 %.
Le montant de la cotisation varie selon le niveau du revenu professionnel.
NB : au titre du risque maladie, les praticiens non conventionnés relèvent du régime de sécurité sociale des indépendants et doivent régler la totalité de la cotisation afférante. Le taux de cotisation applicable dépend du revenu professionnel :
| Assiette | Taux |
|---|---|
| Revenu professionnel inférieur à 40% PASS, soit18 840 € en 2025 | 0% (taux désormais nul) |
| Revenu supérieur à 40% PASS et inférieur à 60% PASS, soit entre 18 840 € et 28 260 € en 2025 | Taux progressif entre 0% et 4% |
| Revenu supérieur à 60% PASS et inférieur à 110% PASS, soit entre 28 260 € et 51 810 € en 2025 | Taux progressif entre 4% et 6,5% |
| Revenu professionnel supérieur à 110% PASS, soit 51 810 € en 2025 | 6.5 % |
Depuis 2016, la cotisation minimale maladie est supprimée.
A - Indemnités journalières :
Le chirurgien-dentiste doit s'acquitter d'une cotisation forfaitaire de 409,80 € en 2025.
Par ailleurs, depuis le 1er juillet 2021, les affiliés de la CNAVPL bénéficient d'indemnités journalières lors des trois premiers mois d'arrêt de travail (aucune couverture appliquée par la CARCDSF au cours des 3 premiers mois). Le taux de cotisation de ce nouveau droit est fixé à 0,30 % du bénéfice non-commercial :
B - Invalidité décès
Au titre de l'invalidité-décès, le praticien est redevable d'une cotisation forfaitaire de 874,60 € en 2025.
A - Régime de base :
Au titre des deux premières années civiles d'activité, les cotisations au régime de retraite de base des chirurgiens-dentistes sont calculées à titre provisionnel sur une base forfaitaire s'élevant à 19 % du PASS (8 949 € en 2025), soit une cotisation de 948 €. Elle donnera lieu à une régularisation l'année suivante lorsque les revenus de l'année N-1 seront connus.
NB : le professionnel peut bénéficier d'une exonération des cotisations au cours des 12 premiers mois d'affiliation dans le cadre de l'ACRE.
A compter de la troisième année d'activité, la cotisation due est proportionnelle aux revenus non salariés. Ces revenus sont divisés en 2 tranches (T1 et T2) ; pour chacune d'elle, un taux de cotisation distinct est affecté. Dans le détail :
En pratique, pour les revenus inférieurs ou égaux au PASS, les deux tranches de cotisations (T1 + T2) s'additionnent. Le taux global de cotisation est alors de 10,10 %.
Il en résulte un montant maximal de cotisation de 8 280 € en 2025.
Pour les revenus inférieurs à 5 346 € (soit 450 heures SMIC), il est appelé une cotisation minimale de 540 € (10,10 % de la base minimale) qui permet de valider 3 trimestre d'assurance.
En cas de durée d'affiliation inférieure à 4 trimestres ou d'exercice de l'activité libérale à titre accessoire seulement, la cotisation minimale reste due sans proratisation.
B - Régime de prestations complémentaires de vieillesse (anciennement ASV)
Dans le cadre du régime de prestations complémentaires de vieillesse (PCV), les chirirgiens-dentistes doivent s'acquitter d'une cotisation double - forfaitaire et proportionnelle -, de même que l'assurance maladie, qui participe au financement.
Cotisations PCV à la charge du chirurgien-dentiste :
Cotisations PCV à la charge de la Caisse d’assurance maladie :
C - Régime complémentaire
Tout comme dans le régime PCV, la contribution annuelle du chirurgien-dentiste au régime complémentaire comporte deux cotisations :
A - Les allocations familiales et taxes diverses
Le taux des cotisations allocations familiales applicable au chirurgien-dentiste varie en fonction du revenu d'activité non salarié. Dans le détail :
B - La CSG et la CRDS
Un taux de 9,70 % est appliqué sur la totalité du revenu non salarié (déduction faite des revenus de remplacement qui ont subi un précompte de CSG-CRDS) + cotisations sociales obligatoires.
C - La formation professionnelle
Le taux de contribution à la formation professionnelle des chirurgiens-dentistes s'élève à 0,25 % du PASS, soit 118 €. Si le conjoint du praticien à le statut de conjoint collaborateur, le taux de cotisation passe à 0,34 % du PASS, soit 160 €.
Cette somme est payable une fois par an auprès de l'Urssaf.
A - L'incapacité temporaire : les indemnités journalières
En cas d'incapacité temporaire, les chirurgiens-dentistes peuvent percevoir de leur caisse une indemnité journalière d'une montant de 111 € pour 2025.
La prestation est servie à compter du 91e jour d’arrêt de travail et ce, dans la limite de 36 mois (à condition d'être à jour de toutes ses cotisations dans les régimes obligatoires).
NB : En cas de maladie ou d'accident, et à l'instar des autres professionnels libéraux relevant de la CNAVPL, les affiliés de la CARCDSF ont droit à des indemnités journalières du 3e au 90e jour d'arrêt de travail. Durant les trois premiers mois d'arrêt, le chirurgien-dentiste perçoit une indemnité égale à 1/730ème de son revenu professionnel, plafonné à 3 PASS. Ainsi :
L'indemnité est versée par l'Assurance maladie.
En cas de rechute dans le délai inférieur à un an, les indemnités journalières sont de nouveau versées à compter du 15e jour de cette rechute.
Si au-delà de 36 mois (durée maximum théorique de perception), l’assuré demeure en état d'incapacité professionnelle totale d'exercice, la procédure de reconnaissance de l’incapacité professionnelle totale ou de l'inaptitude est engagée.
En cas de reconnaissance de l'incapacité permanente totale ou de l'inaptitude par la commission d'inaptitude, le versement des IJ cesse à l'issue d'un délai maximum de 6 mois après cette reconnaissance ou au dernier jour du mois précédant la prise d'effet du versement de l'allocation d'incapacité professionnelle totale permanente ou de la retraite allouée au titre de l'inaptitude.
A défaut de reconnaissance, le versement des indemnités journalières peut être exceptionnellement prolongé pour une nouvelle période de 12 mois maximum.
B - L'incapacité permanente
Le régime d'invalidté-décès des chirurgiens-dentiste ne sert aucune prestation en cas d'invalidité partielle.
En revanche, la CARCDSF prévoit le versement d'une pension au titre de l'invalidité totale.
L'attribution d'une pension d'invalidité totale est conditionnée au respect des modalités suivantes :
Le montant de la pension versée par la CARCDSF s'élève à 31 824,20 €/an, majorée 9 314,40 €/an pour chaque enfant à charge pour 2025.
Le fonds d’action sociale peut accorder sur décision du médecin conseil de la caisse, une aide pour recours à une tierce personne aux assurés en état d'invalidité ayant besoin d’être assistés pour accomplir les actes ordinaires de la vie.
Le montant de la pension servie aux chirurgiens-dentistes dépend de plusieurs paramètres :
L'acquisition du nombre de points diffère selon la période d'activité : Avant le 1er Janvier 2004 : chaque trimestre validé antérieurement à cette date donne droit à 100 points Depuis le 1er Janvier 2004 : le nombre de points acquis est déterminé en fonction des revenus soumis à cotisations. Ainsi :
Pour chacune de ces tranches, le nombre de points attribué est calculé au prorata de la cotisation effective sur la cotisation maximale.
Des points supplémentaires peuvent être attribués :
Âge d'ouverture des droits et durée d'assurance :
L'âge légal de départ en retraite est l'âge à partir duquel l'assuré peut procéder à la liquidation de ses droits à retraite. Il dépend de l'année de naissance de l'assuré et a été réhaussé à 64 ans pour les générations nées à partir de 1968 selon le calendrier suivant :
| Générations | Age légal de départ à la retraite | Age de départ à la retraite à taux plein | Nombre de trimestres d'assurance requis pour le taux plein |
|---|---|---|---|
| 1955 à 1957 | 62 ans | 67 ans | 166 |
| 1958 à 1960 | 62 ans | 67 ans | 167 |
| 1er janvier-31 août 1961 | 62 ans | 67 ans | 168 |
| 1er septembre-31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 67 ans | 169 |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 67 ans | 169 |
| 1963 | 62 ans et 9 mois | 67 ans | 170 |
| 1964 | 63 ans | 67 ans | 171 |
| 1965 | 63 ans et 3 mois | 67 ans | 172 |
| 1966 | 63 ans et 6 mois | 67 ans | 172 |
| 1967 | 63 ans et 9 mois | 67 ans | 172 |
| A partir de 1968 | 64 ans | 67 ans | 172 |
Lorsque la chirurgien-dentiste demande la liquidation de sa retraite de base avant l'âge automatique du taux plein (67 ans) sans totaliser la durée d'assurance requise, un coefficient de minoration - ou décote - de 1,25 % sera appliqué pour chaque trimestre manquant, ceci, dans la limite de 20 trimestres, soit 25 % du montant maximal.
Si l'assuré poursuit son activité tandis qu'il a atteint l'âge légal de départ en retraite et qu'il totalise la durée d'assurance requise pour bénéficier d'une retraite de base à taux plein, il pourra bénéficier d'une surcote au moment de son départ en retraite. Cette majoration est portée à 1,25 % par trimestre supplémentaire cotisé à compter du 1er septembre 2023. Avant cette date, elle s'élevait à 0,75 %.
Spécificité parent
La loi du 14 avril 2023 portant réforme sur les retraites a également introduit une surcote parentale de 1,25 % par trimestre supplémentaire au profit des parents bénéficiant de majoration de durée d'assurance pour enfant et justifiant d'une carrière complète un an avant l'âge légal, soit à 63 ans au terme de la montée en charge de la réforme.
Ce régime est obligatoire. Il est réservé à tous les chirurgiens-dentistes exerçant dans le cadre des conventions avec les caisses d’assurance maladie.
Chaque cotisation annuelle donne droit à 18 points de retraite.
Elle est acquise si l'assuré :
Les adhérents qui liquident leur pension avant l'âge du taux plein, se voient appliquer un coefficient de minoration, variable en fonction de l'âge atteint à la date d'entrée en jouissance de la pension :
D - Le régime complémentaire
Les droits à la retraite complémentaire sont ouverts lorsque le chirurgien-dentiste remplit les conditions suivantes :
Montant de la retraite : valeur du point de retraite × nombre des points acquis
Dès l'âge de 65 ans, il est possible de percevoir sa retraite sans cesser son activité professionnelle : il s'agit du cumul emploi retraite partiel, accessible sous réserve d’être à jour de ses cotisations dans ce régime avec un montant égal à 60 % des droits acquis à 65 ans et à condition de continuer à cotiser (les cotisations génèrent alors des droits supplémentaires).
Les
Le régime de prévoyance des chirurgiens-dentistes prévoit le versement d'un capital décès au conjoint survivant non divorcé non séparé de corps ou aux orphelins. Son montant est fixé à 19 220 € en 2025.
Le conjoint survivant marié depuis au moins 2 ans (sauf si un enfant au moins est issu du mariage) non divorcé et non remarié, a droit à une rente annuelle d'un montant de 20 450,08 € en 2025.
S’il ne remplit pas les conditions pour bénéficier de la rente annuelle ou qu’il préfère renoncer à celle-ci, le conjoint survivant peut percevoir à la place une allocation unique dont le montant varie en fonction de l’âge du conjoint survivant.
Chaque enfant a droit à une rente au décès de l’assuré jusqu’à l’âge de 18 ans (25 s’il poursuit ses études et sans limite d’âge s’il est atteint d’une incapacité permanente). Le montant de la prestation s'élève à 13 838,40 € par an en 2025.
A - Le régime de base
L'obtention de la pension est soumise au respect de plusieurs modalités :
Le montant de la pension de réversion s'élève à 54 % de la pension de l'assuré décédé.
La pension peut être majorée de 11,1 % si le conjoint survivant a cumulativement :
B - Le régime PCV
Le conjoint survivant reçoit une retraite basée sur 60 % des points de l'assuré décédé à condition :
C - Le régime complémentaire
Le conjoint survivant a droit à une retraite de réversion calculée sur 60 % des points auxquels avait droit l’assuré sous les conditions suivantes :