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CARMF - Médecin

Affiliation

L’affiliation rattache une personne à la Sécurité sociale pour ouvrir ses droits.

Cotisations

Les cotisations financent la protection sociale et ouvrent des droits (santé, retraite, etc.).

Droits durant la vie

La protection sociale couvre les aléas de la vie et permet d’acquérir des droits à la retraite.

Droits en cas de décès

Des dispositifs protègent les proches : capital décès, rentes et pension de réversion.

Affiliation

L'ensemble des personnes exerçant une activité de médecin non salariée relèvent de la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF).

L'affilation au régime des allocations familiales

L'immatriculation est gérée par l'URSSAF du lieu d'exercice de l'activité.

L'affilation au régime d’assurance maladie et maternité

Les médecins peuvent être classés en 3 catégories :

  • Secteur 1 (PAMC) ;
  • Secteur 2 (PAMC) ;
  • Secteur 2 (Sécurité sociale des indépendants).

 

Les médecins conventionnés secteur 2 doivent indiquer, lors de leur 1ère installation, s'ils souhaitent relever du régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC) ou s'affilier uniquement auprès de la Sécurité sociale. Le choix de l'un ou l'autre régime ne peut intervenir que lors de la première installation. 

L'affilation au régime de retraite de base et de prévoyance

La Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) recouvre, pour le compte de la CNAVPL, les cotisations de retraite de base et gère la retraite complémentaire ainsi que les prestations de prévoyance (invalidité-décès).

Les cotisations

La maladie

 

  Médecins conventionnés secteur 1
PAMC
Règles spécifiques
Médecins conventionnés secteur 2
PAMC
Règles spécifiques
Médecins conventionnés secteur 2
Sécurité sociale pour les indépendants
Idem autres libéraux réglementés
Assurance
maladie sur l'assiette de
participation de la CPAM
- Revenus
< 18 840 € : taux 0%

- Revenus compris entre 18 840 € et
51 810 €
: taux
progressif entre 0 % et 6,50 %

- Revenus >
51 810 €
€ taux 6,50 %

- Prise en charge assurance maladie : taux progressif entre 0 % et 6,40 %
- Revenus < 18 840 : taux 0 %

- Revenus compris entre 18 840 € et 51 810 € : taux
progressif entre 0 % et 6,50 %

- Revenus > 51 810 € taux 6,50 %

Assurance maladie sur les revenus conventionnés en dépassements d’honoraires et sur les revenus non conventionnés (à l'exception des revenus tirés des activités non salariées réalisées dans des structures dont le financement inclut votre rémunération et de la participation à la permanence des soins) : taux 3.25 %
Pour la maladie-maternité, le taux de cotisation dépend du revenu du professionnel :

- Revenu < 40 % PASS
(18 840 €) : cotisation de
0 %
- Revenu supérieur à 40 % PASS et inférieur à 60 % PASS (soit entre 18 840 € et 51 810 €) taux de cotisation progressif de 0 % à 4 %

- Revenu supérieur à 60 % PASS et inférieur à 110 % PASS (soit entre 28 260 € et
51 810€) : taux progressif de 4 % à 6,50 %

- Revenu supérieur à 110 % PASS 51 810 € : taux de cotisation de 6,50 %
Assurance maladie sur le reste du revenu d'activité non salarié - Revenus
< 18 840 € : taux 3,25 %

- Revenus compris entre 18 840 € et
51 810 € : taux progressif entre 3,25 % et 9,75 %

- Revenus supérieurs à
51 810 € : taux 9,75 %
 
  Revenu supérieur à 60% PASS et inférieur à 110% PASS, soit entre 28 260 € et 51 810 € en 2025   Taux progressif entre 4% et 6,5%
  Revenu professionnel supérieur à 110% PASS, soit 51 810  € en 2025    6.5 %

 

  • Les PAMC paient leur cotisation d'assurance maladie à l'URSSAF. Ils bénéficient des prestations maladie et maternité versées par la CPAM (régime spécial).
  • Quant aux médecins conventionnés secteur 2 qui ont choisi la Sécurité sociale pour les indépendants (SSI), ils paient leur cotisation d'assurance maladie à l'URSSAF - SSI et perçoivent leurs prestations de leur organisme conventionné.

 

La prévoyance

A - Indemnités journalières de la CNAVPL :

Depuis le 1er juillet 2021, les affiliés de la CARMF bénéficient d'indemnités journalières lors des trois premiers mois d'arrêt de travail. Le taux de cotisation de ce nouveau droit est fixé à 0,30 % du bénéfice non-commercial : 

  • La cotisation minimale est calculée sur la base de 40 % du PASS;
  • La cotisation maximale est calculée sur le revenu professionnel dans la limite de 3 PASS.

 

De façon dérogatoire, la cotisation pour l'année 2021 est adaptée : elle est fixée à 0,15 % des revenus d'activité.


Les prestations de la CARMF :

La cotisation prévoyance - qui couvre les risques d'invalidité temporaire, d'invalidité totale et définitive, et de décès - est établie en fonction des revenus professionnels non-salariés de l'avant dernière année (par référence au PASS en vigueur).

 

JUSQU'AU 31/12/2024
Classe de cotisation Tranche de revenus Cotisation Pour la maladie-maternité, le taux de cotisation dépend du revenu du professionnel :

- Revenu < 40 % PASS
(18 840 €) : cotisation de
0 %
- Revenu supérieur à 40 % PASS et inférieur à 60 % PASS (soit entre 18 840 € et 51 810 €) taux de cotisation progressif de 0 % à 4 %

- Revenu supérieur à 60 % PASS et inférieur à 110 % PASS (soit entre 28 260 € et
51 810€) : taux progressif de 4 % à 6,50 %

- Revenu supérieur à 110 % PASS 51 810 € : taux de cotisation de 6,50 %
Classe A Revenu inférieur au PASS, soit 46 368 € 631 €
Classe B Revenu compris entre 46 368 € (1 PASS) et 139 104 € (3 PASS) 712 € Taux progressif entre 4% et 6,5%
Classe C Revenu supérieur ou égal à 139 104 € (3 PASS) 828 €  6.5 %

 

Afin d'assurer une meilleure adéquation des cotisations et des prestations selon les revenus, une réforme du régime invalidité-décès est entrée en vigueur au 1er janvier 2025. Ainsi, pour les trois risques (incapacité temporaire, invalidité et décès), la cotisation se subdivisera désormais en 2 parts : une part forfaitaire (434 € pour 2025) et une part proportionnelle. 

À COMPTER DU 01/01/2025
Tranche de revenus Cotisation
Revenu inférieur au PASS, soit 47 100 € 623 €
Revenu compris entre 47 100 € (1 PASS) et 141 300 € (3 PASS) Variable (1)
Revenu supérieur ou égal à 141 300 € (3 PASS) 999 €

 

(1) La cotisation variable se calcule ainsi :

Part forfaitaire (434€) + (Revenus x 0.32 % (part variable maladie) + (Revenus x 0.08 % (part variable invalidité).

La retraite

A - Régime de base :

Au titre des deux premières années d'activité : 

  • Médecins en secteur 1 : la cotisation au régime de retraite de base s'élève à 712 € en 2025 (tenant compte de la participation des caisses maladie).
  • Médecins en secteur 2 : la cotisation au régime de retraite de base des médecins est calculée à titre provisionnel sur une base forfaitaire s'élève à 19 % du PASS (8 949 € en 2025), soit une cotisation de 904 €.

 

Les cotisations provisionnelles sont ensuite recalculées (à l'exception de celle de la première année), en fonction des revenus nets d'activité indépendante de l'année N-1 lorsque ceux-ci sont connus.

À compter de la troisième année, la cotisation est proportionnelle aux revenus non salariés. Ces revenus sont divisés en 2 tranches (T1 et T2) ; pour chacune d'elle, un taux de cotisation distinct est affecté. Dans le détail :

  • tranche 1 : une cotisation de 8,23 %, prélevée sur la part des revenus annuels jusqu'au PASS (47 100 € en 2025) donnant 525 points au PASS ;
  • tranche 2 : une cotisation de 1,87 %, prélevée sur la part des revenus annuels situés en dessous de 5 PASS (235 500 € en 2025) donnant 25 points à 5 PASS.

 

En pratique, pour les revenus inférieurs ou égaux au PASS, les deux tranches de cotisations (T1 + T2) s'additionnent. Le taux global de cotisation est alors de 10,10 %

Il en résulte un montant maximal de cotisation de 8 280 € en 2025.

Pour les revenus inférieurs à 5 346 € (soit 450 heures SMIC), il est appelé une cotisation minimale de 540 € (10,10 % de la base minimale), qui permet de valider 3 trimestres d'assurance.

En cas de durée d'affiliation inférieure à 4 trimestres ou d'exercice de l'activité libérale à titre accessoire seulement, la cotisation minimale reste due sans proratisation.

  • A noter : un nouveau taux de cotisation de 8.73 % au lieu de 8.23 % sera appliqué à la tranche 1 lors de la régularisation de la cotisation en 2026 à réception des revenus de 2025. Il permettra d'acquérir au niveau du PASS,32 points de plus, soit 557points.
  • Le nombre de points acquis sur la tranche 2 restera inchangé.

 

B - Avantages sociaux vieillesse

La cotisation ASV des médecins comprend une cotisation forfaitaire et une cotisation proportionnelle aux revenus.

Cotisation forfaitaire :

  • Médecin secteur 1 : 1 852 €;
  • Médecin secteur 2 : 5 556 €.

 

La cotisation forfaitaire permet d'acquérir 27 points ASV.

Cotisation proportionnelle, calculée sur le revenu conventionnel net de l'année N-2 plafonné à 5 PASS :

  • Médecin secteur 1 : 1,2667 % (2,53 % caisse maladie)
  • Médecin secteur 2 : 3,80 %

 

La cotisation proportionnelle permet d'acquérir un maximum de 9 points ASV acquis.

Le point ASV est égal à 11,71 € en 2025.

 

C - Régime complémentaire

En matière de retraite complémentaire, les cotisations des deux premières années d'affiliation ne sont pas dues, sauf si le médecin est âgé de plus de 40 ans au début de son activité libérale.

Dès la troisième année d'affiliation, la cotisation est proportionnelle aux revenus nets d'activité de l'année N-2 : son taux est de 10.20 %, sur les revenus allant jusqu'à 3,5 PASS (164 850 €). La cotisation maximale, qui permet l'acquisition de 10 points de retraite complémentaire, est donc de 16 485 €. Le coût d'acquisition du point est ainsi de 1648,50 €.

À noter qu'une dispense de cotisation peut être accordée, sur demande, en cas d'insuffisance de revenus.

Également, en cas de problème de santé, le médecin peut obtenir une exonération de sa cotisation, tout en acquérant des points de retraite complémentaire :

  • Pour 3 mois d'arrêt en continu, le médecin bénéficie d'une exonération de 100 % d'un semestre et de l'attribution de 2 points gratuits ;

  • Pour 6 mois d'arrêt en continu, le médecin bénéficie d'une exonération de 100 % de la cotisation annuelle et de l'attribution de 4 points gratuits.

Les allocations familiales et les taxes diverses

A - Les allocations familiales : 

Pour les médecins secteur 2

Le taux des cotisations allocations familiales applicable aux médecins varie en fonction du revenu d'activité non salarié.

Dans le détail pour 2025 :

  • Revenu inférieur à 110 % du PASS (soit 51 810 €) : taux de 0 %;
  • Revenu compris entre 110 % et 140 % du PASS (soit entre 51 810 € et 65 940 €) : le taux augmente progressivement de 0 % 3,10% ;
  • Revenu supérieur ou égal à 140 % du PASS (soit 65 940 €) : le taux de 3,10 % est applicable pour l'ensemble du revenu.

 

Pour les médecins secteur 1 ou secteur 2 qui ont opté pour l’option de coordination

Les taux sont identiques à ceux appliqués aux médecins secteur 2, mais la CPAM prend en charge 100 %, 75 % ou 60 % de la cotisation en fonction du montant des revenus.

B - La CSG et la CRDS

Un taux de 9,70 % est appliqué sur la totalité du revenu non salarié (déduction faite des revenus de remplacement qui ont subi un précompte de CSG/CRDS) + cotisations sociales obligatoires.

C - La formation professionnelle

Le taux de contribution à la formation professionnelle des médecins s'élève à 0,25 % du PASS, soit 118 €. Si le conjoint du praticien a le statut de conjoint collaborateur, le taux de cotisation passe à 0,34 % du PASS, soit 160 €.

Cette somme est payable une fois par an auprès de l'URSSAF.

D - La contribution aux unions des médecins

Le taux de la contribution aux unions régionales des professionnels de santé (CURPS) est de 0,5 % du revenu d'activité non salarié, pris dans la limite du PASS.

La cotisation maximale est de 235,50 € pour 2025 (soit 0.5% du PASS).

 

Les droits durant la vie

La prévoyance

A - L'incapacité temporaire : les indemnités journalières

Indemnités journalières de la CNAVPL :

En cas de maladie ou d'accident, et à l'instar des autres professionnels libéraux relevant de la CNAVPL, les affiliés de la CARMF ont droit à des indemnités journalières du 3ème au 90ème jour d'arrêt de travail.

Durant les trois premiers mois d'arrêt, le médecin perçoit une indemnité égale à 1/730ème de son revenu professionnel, plafonné à 3 PASS. Ainsi :

  • L'indemnité journalière minimale est de 25,81 €/jour en 2025. Elle est servie aux professionnels qui s'acquittent de la cotisation minimale.
  • L'indemnité journalière maximale, servie aux professionnels dont le revenu est supérieur ou égal à 3 PASS, est de 193,56 €/jour en 2025.

 

Indemnités journalières de la CARMF en cas d'incapacité temporaire :

Au delà de trois mois d'arrêt, la CARMF poursuit le versement de l'indemnité journalière du 91ème jour d'arrêt et dans la limite de 36 mois, selon ses propres modalités.

Son montant jusqu'au 31/12/2024 varie en fonction de la classe de cotisation :

  • Les médecins de plus de 62 ans, ayant atteint l'âge d'ouverture des droits à la retraite et ayant perçu des indemnités journalières à taux plein durant un an se voient appliquer une réduction de 25 % sur leur indemnité journalière à l'issue de cette période ;

  • Le taux est, de nouveau, réduit pour les médecins ayant plus de 65 ans et ayant déjà perçu des indemnités journalières au taux réduit de 25 % pendant 1 an.

AVANT LA RÉFORME DE 2025
Indemnités journalières en cas d'incapacité temporaire
(à partir du 91ème jour de l'arrêt de travail) en fonction de la classe de cotisation
Age du médecin Classe A Classe B Classe C
Moins de 62 ans 75,06 €/jour 112,59 €/jour 150,12 €/jour
De 62 à 69 ans 1ère année
d'indemnisation
75,06 €/jour 112,59 €/jour 150,12 €/jour
2ème année
d'indemnisation
56,30 €/jour 84,45 €/jour 112,59 €/jour
3ème année
d'indemnisation
38,30 €/jour 57,45 €/jour 76,60 €/jour
70 ans et plus 38,30 €/jour 57,45 €/jour 76,60 €/jour

 

A compter de 2025, les indemnités journalières restent forfaitaires pour les médecins des classes A et C. Elles deviennent cependant proportionnelles aux cotisations versées pour les médecins de la classe B, leur montant varie d'un minimum correspondant aux prestations versées en classe A, à un maximum correspondant aux prestations versées en classe C. L'objectif étant d'effacer les effets de seuil.

Point d'attention : les prestations CARMF d'indemnités journalières, soit les prestations versées après 90 jours d'arrêt de travail seront systématiquement égales ou supérieures à celles du régime des professions libérales versées les 90 premiers jours d'arrêt.

Seuls les nouveaux bénéficiaires du régime invalidité décès se verront appliquer ces nouvelles prestations : les médecins déjà pris en charge en 2024 conserveront le système antérieur à la réforme.

Réforme 2025 : indemnités journalières en cas d'incapacité temporaire
(à partir du 91ème jour de l'arrêt de travail) en fonction de la classe de cotisation
Age du médecin Revenus non salariés de 2023
< à 47 100 € De 47 100 € à 141 300 € > à 141 300 €
Moins de 62 ans (taux normal) 64.52 €/jour 1/730è des revenus 193,56 €/jour
De 62 à 69 ans 1ère année
d'indemnisation
64.52 €/jour 1/730è des revenus 193,56 €/jour
2ème année
d'indemnisation
48,39 €/jour 75 % du taux normal 145,17 €/jour
3ème année
d'indemnisation
32,26€/jour 50 % du taux normal 96,78 €/jour
70 ans et plus 32,26€/jour 50 % du taux normal 96,78 €/jour

 

B - L'incapacité permanente

L'invalidité partielle

Le régime de prévoyance des médecins ne sert aucune pension d'invalidité partielle.

L'invalidité totale

Le médecin peut prétendre au versement d’une prestation s’il remplit les conditions suivantes :

  • Être affilié à la CARMF et être atteint d’une maladie ou avoir été victime d’un accident, entraînant une invalidité totale et définitive le rendant absolument incapable d’exercer sa profession ;
  • Ne pas avoir atteint l'âge minimal pour faire liquider sa retraite de base ;
  • Être à jour de ses cotisations au moment de l’arrêt de travail.

 

La pension est attribuée à l'assuré n'ayant pas atteint l'âge minimal de la retraite, et se trouvant dans un état d'invalidité totale et définitive l'empêchant d'exercer une activité rémunératrice quelconque.

Le montant de la pension d'invalidité totale dépend de la classe de cotisation de l'assuré :

Avant la réforme de 2025
Classe de cotisation Cotisation
Classe A 22 524,60 €
Classe B 22 524,60 €
Classe C 30 032,80 €

 

A compter de la réforme de 2025
Meilleur revenu des trois dernières années Cotisation
Inférieur ou égal à 47 100€ 23 198 €
De 47 101€ à 141 300€ Variable selon les revenus
Supérieur ou égal à 141 300 € 30 930 €

 

À noter :

  • La pension est réduite du tiers si le médecin justifie de 8 à 15 trimestres d'affiliation
  • La pension est majorée de 8 616,40 €/an pour chaque enfant à charge
  • La pension est majorée de 35 % lorsque le médecin invalide a un conjoint avec lequel il est marié depuis au moins 2 ans (sans délai de mariage s'il y a des enfants nés ou à naître)

 

Attention : si l’origine de la maladie ou de l’accident est antérieure à la demande d’affiliation à la CARMF et si le médecin ne justifie pas de huit trimestres d’affiliation, la pension n’est pas accordée.

Le besoin d'une tierce personne :

Une majoration de 35 % de la pension d'invalidité est accordée lorsque l'assuré est dans l'obligation d'avoir recours à l'assistance d'une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie.

La retraite

A - Le régime de base

Le montant de la pension de retraite versée au praticien dépend de plusieurs paramètres :

  • nombre de points acquis par l'assuré ;
  • valeur du point ;
  • taux de liquidation variable en fonction de la durée d'assurance.
Valeur du point : 0,6540 € en 2025

L'acquisition du nombre de points diffère selon la période d'activité : Avant le 1er Janvier 2004 : chaque trimestre validé antérieurement à cette date donne droit à 100 points Depuis le 1er Janvier 2004 : le nombre de points acquis est déterminé en fonction des revenus soumis à cotisations. Ainsi :

 

  • En tranche T1 : les assurés qui payent une cotisation sur la tranche T1 obtiennent 525 points ;
  • En tranche T2 : les assurés qui payent une cotisation sur la tranche T2 obtiennent 25 points supplémentaires.

 

Pour chacune de ces tranches, le nombre de points attribué est calculé au prorata de la cotisation effective sur la cotisation maximale.

Des points supplémentaires peuvent être attribués :

  • En cas de rachat de trimestres, dans la limite de 12 trimestres ;
  • Pour un accouchement (100 points supplémentaires accordés pour le trimestre civil pendant lequel a lieu l’accouchement) ;
  • Pour recours à une tierce personne en cas d'invalidité (200 points par an). L'assuré reconnu comme étant en incapacité d'exercer, soit pour une durée continue supérieure à 6 mois, soit pour une durée totale de 6 mois au cours de la même année civile, est exonéré de 100 % de la cotisation annuelle et bénéficie de 400 points de retraite gratuits, pour une année pleine.

 

Âge d'ouverture des droits et durée d'assurance :

L'âge légal de départ en retraite est l'âge à partir duquel l'assuré peut procéder à la liquidation de ses droits à retraite. Il dépend de l'année de naissance de l'assuré et a été réhaussé à 64 ans pour les générations nées à partir de 1968 selon le calendrier suivant : 

Générations  Age légal de départ à la retraite Age de départ à la retraite à taux plein Nombre de trimestres d'assurance requis pour le taux plein
1955 à 1957 62 ans  67 ans  166
1958 à 1960  62 ans    67 ans   167
1er janvier-31 août 1961      62 ans    67 ans    168
1er septembre-31 décembre 1961      62 ans et 3 mois    67 ans   169
1962  62 ans et 6 mois    67 ans   169
1963  62 ans et 9 mois     67 ans     170 
1964  63 ans     67 ans     171 
1965  63 ans et 3 mois     67 ans     172 
1966  63 ans et 6 mois     67 ans     172 
1967 63 ans et 9 mois    67 ans     172 
A partir de 1968      64 ans     67 ans     172 

 

 B - Les situations particulières dans le régime de base

L'anticipation :

Lorsque le médecin demande la liquidation de sa retraite de base avant l'âge automatique du taux plein (67 ans) sans totaliser la durée d'assurance requise, un coefficient de minoration - ou décote - de 1,25 % sera appliqué pour chaque trimestre manquant, ceci, dans la limite de 20 trimestres, soit 25 % du montant maximal.

La prorogation :

Si le médecin poursuit son activité tandis qu'il a atteint l'âge légal de départ en retraite et qu'il totalise la durée d'assurance requise pour bénéficier d'une retraite de base à taux plein, il pourra bénéficier d'une surcote au moment de son départ en retraite. Cette majoration est portée à 1,25 % par trimestre supplémentaire cotisé à compter du 1er septembre 2023. Avant cette date, elle s'élevait à 0,75 %.

Spécificité parent :

La loi du 14 avril 2023 portant réforme sur les retraites a également introduit une surcote parentale de 1,25 % par trimestre supplémentaire au profit des parents bénéficiant de majoration de durée d'assurance pour enfant et justifiant d'une carrière complète un an avant l'âge légal, soit à 63 ans au terme de la montée en charge de la réforme.

 

 C - Le régime complémentaire

Comme pour le régime de base, le montant de la pension de retraite du régime complémentaire CARMF dépend de plusieurs paramètres, notamment : 

  • Le nombre de points acquis par l'assuré ;
  • La valeur du point.

 

Le montant de la pension est calculé ainsi :

Valeur du point de retraite × Nombre des points acquis
Valeur du point de retraite : 76,15 € au 1er février 2025

Suite à l'application de la réforme de la retraite en temps choisi, un médecin qui différera la liquidation de sa retraite après l'âge légal de départ à la retraite (62 ou 64 ans selon l'année de naissance) bénéficiera d'une majoration de sa retraite complémentaire de 1,25 % par trimestres cotisé (soit 5 % par an) jusqu'à 65 ans et de 0,75 % par trimestre (soit 3 % par an) entre 65 et 70 ans.

La pension de retraite complémentaire est majorée de 10 % pour les médecins ayant eu ou élevé au moins 3 enfants.

D - Le régime ASV (pour les praticiens conventionnés)

Comme pour le régime de base et le régime complémentaire, le montant de la pension de retraite ASV dépend également :

  • Du nombre de points acquis par l'assuré ;
  • De la valeur du point.

 

Le montant de la pension est calculé ainsi :

Valeur du point de retraite × Nombre des points acquis
Valeur du point ASV : 11,71 € en 2025

Suite à l'application de la réforme de la retraite en temps choisi, un médecin qui différera la liquidation de sa retraite après l'âge légal de départ en retraite (actuellement 62 ans) bénéficiera d'une majoration de sa retraite ASV de 1,25 % par trimestre cotisé (soit 5 % par an) jusqu'à 65 ans et de 0,75 % par trimestre (soit 3 % par an) entre 65 et 70 ans.

La pension de retraite ASV est majorée de 10 % au profit des médecins qui ont eu ou élevé au moins 3 enfants.

 

Les droits en cas de décès

Le capital décès

Montant de la prestation

Le régime de la CARMF prévoit un capital décès pour les ayants-droit d'un médecin décédé.

Ce capital décès est versée au conjoint survivant :

  • Justifiant de 2 années de mariage avec le médecin au moment du décès ;
  • Si le médecin était cotisant, à jour de ses cotisations, ou bénéficiaire de la pension d'invalidité ;
  • N'avait pas atteint l'âge de 75 ans.

 

À défaut de conjoint survivant, les enfants âgés de moins de 21 ans et/ou les majeurs infirmes à la charge totale du défunt, ou à défaut le père et/ou la mère du médecin à la charge du défunt.

Le montant du capital décès est de 70 000 € en 2025.

La rente conjoint

En cas de décès d'un médecin, une rente est au conjoint survivant. Cette prestation est composée d’une part fixe et d'une part proportionnelle aux versements effectués par le médecin décédé au titre du régime complémentaire d’assurance invalidité décès.

Le montant de la rente annuelle varie entre 8 389,35 € et 16 778,70 € en 2025.

Elle est majorée de 10 % si 3 enfants sont issus de l'union avec le médecin.

Pour bénéficier de cette rente, le conjoint survivant doit être âgé de moins de 60 ans et marié depuis plus de 2 ans.

Si le médecin était cotisant, il devait être à jour de ses cotisations, titulaire de la pension d’invalidité ou de l’allocation de remplacement de revenu.

La rente orphelin

A - Le régime de base

En cas de décès d'un médecin, une rente est versé aux enfants jusqu'à l'âge de 21 ans. Sur décision du conseil d'admnistration, elle peut être versée jusqu'à 25 ans, si l'enfant poursuit des études.

Le montant de la rente est de :

  • 9 880,79 € par an et par enfant ;
  • 16 778,70 € par an et par enfant, si l'enfant est orphelin de père et de mère.

 

La protection sociale du conjoint : la réversion

A - Le régime de base

En cas de décès d'un assuré social, le conjoint ou l'ex-conjoint peut bénéficier d'une pension de réversion. Cette rente constitue une fraction de la pension de retraite que le défunt aurait perçue ou à laquelle il aurait pu prétendre.

L'obtention de la pension est soumise à une condition de ressources et à une condition d'âge (55 ans).

Le montant de la réversion de base est égal à 54 % de la pension de l'assuré décédé.

Le montant des ressources du conjoint survivant est plafonné à :

  • 2 080 Smic horaire en vigueur au 1er janvier de l'année (soit 24 710,40 € en 2025) pour une personne seule ;
  • 3 328 smic horaire (soit 39 536,64 € en 2025) pour un ménage.

 

La pension peut être majorée de 11,1 % si le conjoint survivant a cumulativement :

  • Atteint l'âge du taux plein ;

  • Fait liquider l'ensemble de ses droits à retraite ;

  • Dispose de retraite de droits propres ou dérivés, de base ou complémentaires n'excédant pas 2993,14€/trimestre.

 

B - Le régime complémentaire

Le régime complémentaire de la CARMF verse une pension de réversion au conjoint survivant, qui correspond également à une fraction de la pension qu'aurait perçue ou percevait le défunt.

Le taux de réversion est de 60 % des points de l’adhérent.

Le conjoint survivant bénéficie d’une pension de réversion :

  • s’il est âgé de 60 ans ;
  • s’il a été marié pendant au moins 2 ans (sauf si un enfant est issu de l’union).

 

En revanche, le remariage entraîne la suspension du versement de la pension de réversion. La pension peut être partagée entre le conjoint survivant et les conjoints divorcés non remariés au prorata de la durée de chaque mariage.

Le conjoint survivant a la possibilité de racheter un nombre de points permettant de compléter le nombre de points obtenus par rachat et cotisations jusqu’à l’obtention de quatre points par année d’affiliation.

C - Le régime ASV

La régime ASV verse aussi une pension de réversion au conjoint survivant, qui correspond également à une fraction de la pension ASV du défunt.

Le montant de la prestation est de 50 % des points de l’assuré décédé. Le conjoint survivant bénéficie d’une retraite de réversion s’il est âgé de 60 ans et s’il a été marié pendant au moins 2 ans (sauf si un enfant est issu du mariage).

Une majoration familiale de 10 % des points s’applique si le conjoint a eu au moins 3 enfants avec le médecin. Le remariage entraîne la suspension du versement de la pension de réversion.

La pension est partagée entre le conjoint survivant et les conjoints divorcés non remariés, au prorata de la durée de chaque mariage.

Si le médecin décédé n’a pas exercé sous convention pendant une durée minimale d’un an, le droit à la retraite ASV n’est pas ouvert.

Si le compte cotisant n’est pas à jour, aucun droit à pension ne peut être ouvert avant la régularisation intégrale du compte. Des possibilités de rachat peuvent être ouvertes sous certaines conditions au conjoint survivant d’un médecin non retraité permettant de valider des périodes d’exercice libéral sous convention.