Affiliation
L’affiliation rattache une personne à la Sécurité sociale pour ouvrir ses droits.
L’affiliation rattache une personne à la Sécurité sociale pour ouvrir ses droits.
Les cotisations financent la protection sociale et ouvrent des droits (santé, retraite, etc.).
La protection sociale couvre les aléas de la vie et permet d’acquérir des droits à la retraite.
Des dispositifs protègent les proches : capital décès, rentes et pension de réversion.
L'immatriculation est gérée par l'URSSAF du lieu d'exercice de l'activité.
Les médecins peuvent être classés en 3 catégories :
Les médecins conventionnés secteur 2 doivent indiquer, lors de leur 1ère installation, s'ils souhaitent relever du régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC) ou s'affilier uniquement auprès de la Sécurité sociale. Le choix de l'un ou l'autre régime ne peut intervenir que lors de la première installation.
La Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF) recouvre, pour le compte de la CNAVPL, les cotisations de retraite de base et gère la retraite complémentaire ainsi que les prestations de prévoyance (invalidité-décès).
| Médecins conventionnés secteur 1 PAMC Règles spécifiques |
Médecins conventionnés secteur 2 PAMC Règles spécifiques |
Médecins conventionnés secteur 2 Sécurité sociale pour les indépendants Idem autres libéraux réglementés |
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|---|---|---|---|
| Assurance maladie sur l'assiette de participation de la CPAM |
- Revenus < 18 840 € : taux 0% - Revenus compris entre 18 840 € et 51 810 € : taux progressif entre 0 % et 6,50 % - Revenus > 51 810 € € taux 6,50 % - Prise en charge assurance maladie : taux progressif entre 0 % et 6,40 % |
- Revenus < 18 840 : taux 0 % - Revenus compris entre 18 840 € et 51 810 € : taux progressif entre 0 % et 6,50 % - Revenus > 51 810 € taux 6,50 % Assurance maladie sur les revenus conventionnés en dépassements d’honoraires et sur les revenus non conventionnés (à l'exception des revenus tirés des activités non salariées réalisées dans des structures dont le financement inclut votre rémunération et de la participation à la permanence des soins) : taux 3.25 % |
Pour la maladie-maternité, le taux de cotisation dépend du revenu du professionnel : - Revenu < 40 % PASS (18 840 €) : cotisation de 0 % - Revenu supérieur à 40 % PASS et inférieur à 60 % PASS (soit entre 18 840 € et 51 810 €) taux de cotisation progressif de 0 % à 4 % - Revenu supérieur à 60 % PASS et inférieur à 110 % PASS (soit entre 28 260 € et 51 810€) : taux progressif de 4 % à 6,50 % - Revenu supérieur à 110 % PASS 51 810 € : taux de cotisation de 6,50 % |
| Assurance maladie sur le reste du revenu d'activité non salarié | - Revenus < 18 840 € : taux 3,25 % - Revenus compris entre 18 840 € et 51 810 € : taux progressif entre 3,25 % et 9,75 % - Revenus supérieurs à 51 810 € : taux 9,75 % |
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| Revenu supérieur à 60% PASS et inférieur à 110% PASS, soit entre 28 260 € et 51 810 € en 2025 | Taux progressif entre 4% et 6,5% | ||
| Revenu professionnel supérieur à 110% PASS, soit 51 810 € en 2025 | 6.5 % |
A - Indemnités journalières de la CNAVPL :
Depuis le 1er juillet 2021, les affiliés de la CARMF bénéficient d'indemnités journalières lors des trois premiers mois d'arrêt de travail. Le taux de cotisation de ce nouveau droit est fixé à 0,30 % du bénéfice non-commercial :
De façon dérogatoire, la cotisation pour l'année 2021 est adaptée : elle est fixée à 0,15 % des revenus d'activité.
Les prestations de la CARMF :
La cotisation prévoyance - qui couvre les risques d'invalidité temporaire, d'invalidité totale et définitive, et de décès - est établie en fonction des revenus professionnels non-salariés de l'avant dernière année (par référence au PASS en vigueur).
| JUSQU'AU 31/12/2024 | |||
| Classe de cotisation | Tranche de revenus | Cotisation | Pour la maladie-maternité, le taux de cotisation dépend du revenu du professionnel : - Revenu < 40 % PASS (18 840 €) : cotisation de 0 % - Revenu supérieur à 40 % PASS et inférieur à 60 % PASS (soit entre 18 840 € et 51 810 €) taux de cotisation progressif de 0 % à 4 % - Revenu supérieur à 60 % PASS et inférieur à 110 % PASS (soit entre 28 260 € et 51 810€) : taux progressif de 4 % à 6,50 % - Revenu supérieur à 110 % PASS 51 810 € : taux de cotisation de 6,50 % |
|---|---|---|---|
| Classe A | Revenu inférieur au PASS, soit 46 368 € | 631 € | |
| Classe B | Revenu compris entre 46 368 € (1 PASS) et 139 104 € (3 PASS) | 712 € | Taux progressif entre 4% et 6,5% |
| Classe C | Revenu supérieur ou égal à 139 104 € (3 PASS) | 828 € | 6.5 % |
Afin d'assurer une meilleure adéquation des cotisations et des prestations selon les revenus, une réforme du régime invalidité-décès est entrée en vigueur au 1er janvier 2025. Ainsi, pour les trois risques (incapacité temporaire, invalidité et décès), la cotisation se subdivisera désormais en 2 parts : une part forfaitaire (434 € pour 2025) et une part proportionnelle.
| À COMPTER DU 01/01/2025 | |
| Tranche de revenus | Cotisation |
|---|---|
| Revenu inférieur au PASS, soit 47 100 € | 623 € |
| Revenu compris entre 47 100 € (1 PASS) et 141 300 € (3 PASS) | Variable (1) |
| Revenu supérieur ou égal à 141 300 € (3 PASS) | 999 € |
(1) La cotisation variable se calcule ainsi :
Part forfaitaire (434€) + (Revenus x 0.32 % (part variable maladie) + (Revenus x 0.08 % (part variable invalidité).
A - Régime de base :
Au titre des deux premières années d'activité :
Les cotisations provisionnelles sont ensuite recalculées (à l'exception de celle de la première année), en fonction des revenus nets d'activité indépendante de l'année N-1 lorsque ceux-ci sont connus.
À compter de la troisième année, la cotisation est proportionnelle aux revenus non salariés. Ces revenus sont divisés en 2 tranches (T1 et T2) ; pour chacune d'elle, un taux de cotisation distinct est affecté. Dans le détail :
En pratique, pour les revenus inférieurs ou égaux au PASS, les deux tranches de cotisations (T1 + T2) s'additionnent. Le taux global de cotisation est alors de 10,10 %
Il en résulte un montant maximal de cotisation de 8 280 € en 2025.
Pour les revenus inférieurs à 5 346 € (soit 450 heures SMIC), il est appelé une cotisation minimale de 540 € (10,10 % de la base minimale), qui permet de valider 3 trimestres d'assurance.
En cas de durée d'affiliation inférieure à 4 trimestres ou d'exercice de l'activité libérale à titre accessoire seulement, la cotisation minimale reste due sans proratisation.
B - Avantages sociaux vieillesse
La cotisation ASV des médecins comprend une cotisation forfaitaire et une cotisation proportionnelle aux revenus.
Cotisation forfaitaire :
La cotisation forfaitaire permet d'acquérir 27 points ASV.
Cotisation proportionnelle, calculée sur le revenu conventionnel net de l'année N-2 plafonné à 5 PASS :
La cotisation proportionnelle permet d'acquérir un maximum de 9 points ASV acquis.
Le point ASV est égal à 11,71 € en 2025.
C - Régime complémentaire
En matière de retraite complémentaire, les cotisations des deux premières années d'affiliation ne sont pas dues, sauf si le médecin est âgé de plus de 40 ans au début de son activité libérale.
Dès la troisième année d'affiliation, la cotisation est proportionnelle aux revenus nets d'activité de l'année N-2 : son taux est de 10.20 %, sur les revenus allant jusqu'à 3,5 PASS (164 850 €). La cotisation maximale, qui permet l'acquisition de 10 points de retraite complémentaire, est donc de 16 485 €. Le coût d'acquisition du point est ainsi de 1648,50 €.
À noter qu'une dispense de cotisation peut être accordée, sur demande, en cas d'insuffisance de revenus.
Également, en cas de problème de santé, le médecin peut obtenir une exonération de sa cotisation, tout en acquérant des points de retraite complémentaire :
Pour 3 mois d'arrêt en continu, le médecin bénéficie d'une exonération de 100 % d'un semestre et de l'attribution de 2 points gratuits ;
Pour 6 mois d'arrêt en continu, le médecin bénéficie d'une exonération de 100 % de la cotisation annuelle et de l'attribution de 4 points gratuits.
Pour les médecins secteur 2
Le taux des cotisations allocations familiales applicable aux médecins varie en fonction du revenu d'activité non salarié.
Dans le détail pour 2025 :
Pour les médecins secteur 1 ou secteur 2 qui ont opté pour l’option de coordination
Les taux sont identiques à ceux appliqués aux médecins secteur 2, mais la CPAM prend en charge 100 %, 75 % ou 60 % de la cotisation en fonction du montant des revenus.
Un taux de 9,70 % est appliqué sur la totalité du revenu non salarié (déduction faite des revenus de remplacement qui ont subi un précompte de CSG/CRDS) + cotisations sociales obligatoires.
Le taux de contribution à la formation professionnelle des médecins s'élève à 0,25 % du PASS, soit 118 €. Si le conjoint du praticien a le statut de conjoint collaborateur, le taux de cotisation passe à 0,34 % du PASS, soit 160 €.
Cette somme est payable une fois par an auprès de l'URSSAF.
Le taux de la contribution aux unions régionales des professionnels de santé (CURPS) est de 0,5 % du revenu d'activité non salarié, pris dans la limite du PASS.
La cotisation maximale est de 235,50 € pour 2025 (soit 0.5% du PASS).
Indemnités journalières de la CNAVPL :
En cas de maladie ou d'accident, et à l'instar des autres professionnels libéraux relevant de la CNAVPL, les affiliés de la CARMF ont droit à des indemnités journalières du 3ème au 90ème jour d'arrêt de travail.
Durant les trois premiers mois d'arrêt, le médecin perçoit une indemnité égale à 1/730ème de son revenu professionnel, plafonné à 3 PASS. Ainsi :
Indemnités journalières de la CARMF en cas d'incapacité temporaire :
Au delà de trois mois d'arrêt, la CARMF poursuit le versement de l'indemnité journalière du 91ème jour d'arrêt et dans la limite de 36 mois, selon ses propres modalités.
Son montant jusqu'au 31/12/2024 varie en fonction de la classe de cotisation :
Les médecins de plus de 62 ans, ayant atteint l'âge d'ouverture des droits à la retraite et ayant perçu des indemnités journalières à taux plein durant un an se voient appliquer une réduction de 25 % sur leur indemnité journalière à l'issue de cette période ;
Le taux est, de nouveau, réduit pour les médecins ayant plus de 65 ans et ayant déjà perçu des indemnités journalières au taux réduit de 25 % pendant 1 an.
| AVANT LA RÉFORME DE 2025 Indemnités journalières en cas d'incapacité temporaire (à partir du 91ème jour de l'arrêt de travail) en fonction de la classe de cotisation |
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| Age du médecin | Classe A | Classe B | Classe C | |
| Moins de 62 ans | 75,06 €/jour | 112,59 €/jour | 150,12 €/jour | |
| De 62 à 69 ans | 1ère année d'indemnisation |
75,06 €/jour | 112,59 €/jour | 150,12 €/jour |
| 2ème année d'indemnisation |
56,30 €/jour | 84,45 €/jour | 112,59 €/jour | |
| 3ème année d'indemnisation |
38,30 €/jour | 57,45 €/jour | 76,60 €/jour | |
| 70 ans et plus | 38,30 €/jour | 57,45 €/jour | 76,60 €/jour | |
A compter de 2025, les indemnités journalières restent forfaitaires pour les médecins des classes A et C. Elles deviennent cependant proportionnelles aux cotisations versées pour les médecins de la classe B, leur montant varie d'un minimum correspondant aux prestations versées en classe A, à un maximum correspondant aux prestations versées en classe C. L'objectif étant d'effacer les effets de seuil.
Point d'attention : les prestations CARMF d'indemnités journalières, soit les prestations versées après 90 jours d'arrêt de travail seront systématiquement égales ou supérieures à celles du régime des professions libérales versées les 90 premiers jours d'arrêt.
Seuls les nouveaux bénéficiaires du régime invalidité décès se verront appliquer ces nouvelles prestations : les médecins déjà pris en charge en 2024 conserveront le système antérieur à la réforme.
| Réforme 2025 : indemnités journalières en cas d'incapacité temporaire (à partir du 91ème jour de l'arrêt de travail) en fonction de la classe de cotisation |
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| Age du médecin | Revenus non salariés de 2023 | |||
| < à 47 100 € | De 47 100 € à 141 300 € | > à 141 300 € | ||
| Moins de 62 ans (taux normal) | 64.52 €/jour | 1/730è des revenus | 193,56 €/jour | |
| De 62 à 69 ans | 1ère année d'indemnisation |
64.52 €/jour | 1/730è des revenus | 193,56 €/jour |
| 2ème année d'indemnisation |
48,39 €/jour | 75 % du taux normal | 145,17 €/jour | |
| 3ème année d'indemnisation |
32,26€/jour | 50 % du taux normal | 96,78 €/jour | |
| 70 ans et plus | 32,26€/jour | 50 % du taux normal | 96,78 €/jour | |
L'invalidité partielle
Le régime de prévoyance des médecins ne sert aucune pension d'invalidité partielle.
L'invalidité totale
Le médecin peut prétendre au versement d’une prestation s’il remplit les conditions suivantes :
La pension est attribuée à l'assuré n'ayant pas atteint l'âge minimal de la retraite, et se trouvant dans un état d'invalidité totale et définitive l'empêchant d'exercer une activité rémunératrice quelconque.
Le montant de la pension d'invalidité totale dépend de la classe de cotisation de l'assuré :
| Avant la réforme de 2025 | |
| Classe de cotisation | Cotisation |
|---|---|
| Classe A | 22 524,60 € |
| Classe B | 22 524,60 € |
| Classe C | 30 032,80 € |
| A compter de la réforme de 2025 | |
| Meilleur revenu des trois dernières années | Cotisation |
|---|---|
| Inférieur ou égal à 47 100€ | 23 198 € |
| De 47 101€ à 141 300€ | Variable selon les revenus |
| Supérieur ou égal à 141 300 € | 30 930 € |
À noter :
Attention : si l’origine de la maladie ou de l’accident est antérieure à la demande d’affiliation à la CARMF et si le médecin ne justifie pas de huit trimestres d’affiliation, la pension n’est pas accordée.
Le besoin d'une tierce personne :
Une majoration de 35 % de la pension d'invalidité est accordée lorsque l'assuré est dans l'obligation d'avoir recours à l'assistance d'une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie.
Le montant de la pension de retraite versée au praticien dépend de plusieurs paramètres :
L'acquisition du nombre de points diffère selon la période d'activité : Avant le 1er Janvier 2004 : chaque trimestre validé antérieurement à cette date donne droit à 100 points Depuis le 1er Janvier 2004 : le nombre de points acquis est déterminé en fonction des revenus soumis à cotisations. Ainsi :
Pour chacune de ces tranches, le nombre de points attribué est calculé au prorata de la cotisation effective sur la cotisation maximale.
Des points supplémentaires peuvent être attribués :
Âge d'ouverture des droits et durée d'assurance :
L'âge légal de départ en retraite est l'âge à partir duquel l'assuré peut procéder à la liquidation de ses droits à retraite. Il dépend de l'année de naissance de l'assuré et a été réhaussé à 64 ans pour les générations nées à partir de 1968 selon le calendrier suivant :
| Générations | Age légal de départ à la retraite | Age de départ à la retraite à taux plein | Nombre de trimestres d'assurance requis pour le taux plein |
|---|---|---|---|
| 1955 à 1957 | 62 ans | 67 ans | 166 |
| 1958 à 1960 | 62 ans | 67 ans | 167 |
| 1er janvier-31 août 1961 | 62 ans | 67 ans | 168 |
| 1er septembre-31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 67 ans | 169 |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 67 ans | 169 |
| 1963 | 62 ans et 9 mois | 67 ans | 170 |
| 1964 | 63 ans | 67 ans | 171 |
| 1965 | 63 ans et 3 mois | 67 ans | 172 |
| 1966 | 63 ans et 6 mois | 67 ans | 172 |
| 1967 | 63 ans et 9 mois | 67 ans | 172 |
| A partir de 1968 | 64 ans | 67 ans | 172 |
L'anticipation :
Lorsque le médecin demande la liquidation de sa retraite de base avant l'âge automatique du taux plein (67 ans) sans totaliser la durée d'assurance requise, un coefficient de minoration - ou décote - de 1,25 % sera appliqué pour chaque trimestre manquant, ceci, dans la limite de 20 trimestres, soit 25 % du montant maximal.
La prorogation :
Si le médecin poursuit son activité tandis qu'il a atteint l'âge légal de départ en retraite et qu'il totalise la durée d'assurance requise pour bénéficier d'une retraite de base à taux plein, il pourra bénéficier d'une surcote au moment de son départ en retraite. Cette majoration est portée à 1,25 % par trimestre supplémentaire cotisé à compter du 1er septembre 2023. Avant cette date, elle s'élevait à 0,75 %.
Spécificité parent :
La loi du 14 avril 2023 portant réforme sur les retraites a également introduit une surcote parentale de 1,25 % par trimestre supplémentaire au profit des parents bénéficiant de majoration de durée d'assurance pour enfant et justifiant d'une carrière complète un an avant l'âge légal, soit à 63 ans au terme de la montée en charge de la réforme.
C - Le régime complémentaire
Comme pour le régime de base, le montant de la pension de retraite du régime complémentaire CARMF dépend de plusieurs paramètres, notamment :
Le montant de la pension est calculé ainsi :
Suite à l'application de la réforme de la retraite en temps choisi, un médecin qui différera la liquidation de sa retraite après l'âge légal de départ à la retraite (62 ou 64 ans selon l'année de naissance) bénéficiera d'une majoration de sa retraite complémentaire de 1,25 % par trimestres cotisé (soit 5 % par an) jusqu'à 65 ans et de 0,75 % par trimestre (soit 3 % par an) entre 65 et 70 ans.
La pension de retraite complémentaire est majorée de 10 % pour les médecins ayant eu ou élevé au moins 3 enfants.
Comme pour le régime de base et le régime complémentaire, le montant de la pension de retraite ASV dépend également :
Le montant de la pension est calculé ainsi :
Suite à l'application de la réforme de la retraite en temps choisi, un médecin qui différera la liquidation de sa retraite après l'âge légal de départ en retraite (actuellement 62 ans) bénéficiera d'une majoration de sa retraite ASV de 1,25 % par trimestre cotisé (soit 5 % par an) jusqu'à 65 ans et de 0,75 % par trimestre (soit 3 % par an) entre 65 et 70 ans.
La pension de retraite ASV est majorée de 10 % au profit des médecins qui ont eu ou élevé au moins 3 enfants.
Montant de la prestation
Le régime de la CARMF prévoit un capital décès pour les ayants-droit d'un médecin décédé.
Ce capital décès est versée au conjoint survivant :
À défaut de conjoint survivant, les enfants âgés de moins de 21 ans et/ou les majeurs infirmes à la charge totale du défunt, ou à défaut le père et/ou la mère du médecin à la charge du défunt.
Le montant du capital décès est de 70 000 € en 2025.
En cas de décès d'un médecin, une rente est au conjoint survivant. Cette prestation est composée d’une part fixe et d'une part proportionnelle aux versements effectués par le médecin décédé au titre du régime complémentaire d’assurance invalidité décès.
Le montant de la rente annuelle varie entre 8 389,35 € et 16 778,70 € en 2025.
Elle est majorée de 10 % si 3 enfants sont issus de l'union avec le médecin.
Pour bénéficier de cette rente, le conjoint survivant doit être âgé de moins de 60 ans et marié depuis plus de 2 ans.
Si le médecin était cotisant, il devait être à jour de ses cotisations, titulaire de la pension d’invalidité ou de l’allocation de remplacement de revenu.
A - Le régime de base
En cas de décès d'un médecin, une rente est versé aux enfants jusqu'à l'âge de 21 ans. Sur décision du conseil d'admnistration, elle peut être versée jusqu'à 25 ans, si l'enfant poursuit des études.
Le montant de la rente est de :
A - Le régime de base
En cas de décès d'un assuré social, le conjoint ou l'ex-conjoint peut bénéficier d'une pension de réversion. Cette rente constitue une fraction de la pension de retraite que le défunt aurait perçue ou à laquelle il aurait pu prétendre.
L'obtention de la pension est soumise à une condition de ressources et à une condition d'âge (55 ans).
Le montant de la réversion de base est égal à 54 % de la pension de l'assuré décédé.
Le montant des ressources du conjoint survivant est plafonné à :
La pension peut être majorée de 11,1 % si le conjoint survivant a cumulativement :
Atteint l'âge du taux plein ;
Fait liquider l'ensemble de ses droits à retraite ;
Dispose de retraite de droits propres ou dérivés, de base ou complémentaires n'excédant pas 2993,14€/trimestre.
B - Le régime complémentaire
Le régime complémentaire de la CARMF verse une pension de réversion au conjoint survivant, qui correspond également à une fraction de la pension qu'aurait perçue ou percevait le défunt.
Le taux de réversion est de 60 % des points de l’adhérent.
Le conjoint survivant bénéficie d’une pension de réversion :
En revanche, le remariage entraîne la suspension du versement de la pension de réversion. La pension peut être partagée entre le conjoint survivant et les conjoints divorcés non remariés au prorata de la durée de chaque mariage.
Le conjoint survivant a la possibilité de racheter un nombre de points permettant de compléter le nombre de points obtenus par rachat et cotisations jusqu’à l’obtention de quatre points par année d’affiliation.
C - Le régime ASV
La régime ASV verse aussi une pension de réversion au conjoint survivant, qui correspond également à une fraction de la pension ASV du défunt.
Le montant de la prestation est de 50 % des points de l’assuré décédé. Le conjoint survivant bénéficie d’une retraite de réversion s’il est âgé de 60 ans et s’il a été marié pendant au moins 2 ans (sauf si un enfant est issu du mariage).
Une majoration familiale de 10 % des points s’applique si le conjoint a eu au moins 3 enfants avec le médecin. Le remariage entraîne la suspension du versement de la pension de réversion.
La pension est partagée entre le conjoint survivant et les conjoints divorcés non remariés, au prorata de la durée de chaque mariage.
Si le médecin décédé n’a pas exercé sous convention pendant une durée minimale d’un an, le droit à la retraite ASV n’est pas ouvert.
Si le compte cotisant n’est pas à jour, aucun droit à pension ne peut être ouvert avant la régularisation intégrale du compte. Des possibilités de rachat peuvent être ouvertes sous certaines conditions au conjoint survivant d’un médecin non retraité permettant de valider des périodes d’exercice libéral sous convention.