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CARPIMKO - Auxiliaire Médical

Affiliation

L’affiliation rattache une personne à la Sécurité sociale pour ouvrir ses droits.

Cotisations

Les cotisations financent la protection sociale et ouvrent des droits (santé, retraite, etc.).

Droits durant la vie

La protection sociale couvre les aléas de la vie et permet d’acquérir des droits à la retraite.

Droits en cas de décès

Des dispositifs protègent les proches : capital décès, rentes et pension de réversion.

Affiliation

La CARPIMKO est la caisse de retraite complémentaire et de prévoyance des professionnels libéraux suivants : 

  • Les infirmiers ;
  • Les masseurs kinésithérapeutes ;
  • Les pédicures-podologues ;
  • Les orthophonistes ;
  • Les orthoptistes.

 

La CARPIMKO est l'une des 10 sections professionnelles de la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL).

À ce titre, elle assure, pour ses assurés, la gestion du régime d'assurance vieillesse de base, du régime de retraite complémentaire, du régime d'invalidité-décès et du régime Assurance supplémentaire de vieillesse (ASV).

L'affilation au régime des allocations familiales

L'immatriculation est gérée par l'URSSAF du lieu d'exercice de l'activité.

L'affilation au régime d’assurance maladie et maternité

Au même titre que les artisans-commerçants, les professions libérales (dont les auxiliaires médicaux) relèvent désormais de la CPAM.

L'affilation au régime de retraite de base et de prévoyance

La Caisse d'Assurance Vieillesse de l’auxiliaire médical (CARPIMKO) recouvre, pour le compte de la CNAVPL, ses cotisations de retraite de base et gère la retraite complémentaire ainsi que les prestations de prévoyance. 

Les cotisations

La maladie, la maternité et la prévoyance

A l'instar de certaines professions médicales et paramédicales conventionnées avec l'assurance maladie, l'auxiliaire médical dépend du régime des praticiens et auxiliaires médicaux (PAM).

Concernant sa cotisation maladie, une partie est directement prise en charge par la Sécurité sociale. Ainsi, sur un taux de cotisation total de 6,50 %, le régime d’assurance maladie prend en charge 6,40% ; le PAM doit s'acquitter de 0,10 %. Si ce dernier perçoit d'autres revenus d'activité non salariée, ceux-ci seront assujettis au taux de 9,75 %.

Le montant de la cotisation varie selon le niveau du revenu professionnel.

NB : au titre du risque maladie, les praticiens non conventionnés relèvent du régime de sécurité sociale des indépendants et doivent régler la totalité de la cotisation afférente. Le taux de cotisation applicable dépend du revenu professionnel :

Assiette Taux
Revenu professionnel inférieur à 40% PASS, soit18 840 € en 2025 0% (taux désormais nul)
Revenu supérieur à 40% PASS et inférieur à 60% PASS, soit entre 18 840 € et 28 260 € en 2025 Taux progressif entre 0% et 4%
Revenu supérieur à 60% PASS et inférieur à 110% PASS, soit entre 28 260 € et 51 810 € en 2025 Taux progressif entre 4% et 6,5%
Revenu professionnel supérieur à 110% PASS, soit 51 810  € en 2025  6.5 %

 

Depuis 2016, la cotisation minimale maladie est supprimée.

La prévoyance

A - Indemnités journalières et invalidité décès :

Indemnités journalières de la CNAVPL :

Depuis le 1er juillet 2021, les affiliés de la CARPIMKO bénéficient d'indemnités journalières lors des trois premiers mois d'arrêt de travail. Le taux de cotisation de ce nouveau droit est fixé à 0,30 % du bénéfice non-commercial :

  • La cotisation minimale est calculée sur la base de 40 % du PASS ;
  • La cotisation maximale est calculée sur le revenu professionnel dans la limite de 3 PASS.

 

Indemnités journalières de la CARPIMKO :

De façon dérogatoire, la cotisation pour l'année 2021 est adaptée : elle est fixée à 0,15 % des revenus d'activité.

La cotisation forfaitaire prévoyance des auxiliaires médicaux est de 1 022 € en 2025.

La retraite

A - Régime de base :

Au titre des deux premières années civiles d'activité, les cotisations au régime de retraite de base des auxiliaires médicaux sont calculées à titre provisionnel sur une base forfaitaire s'élevant à 19 % du PASS (8 949 € en 2025), soit une cotisation de 948 €. Elle donnera lieu à une régularisation l'année suivante lorsque les revenus de l'année N-1 seront connus.

NB : le professionnel peut bénéficier d'une exonération des cotisations au cours des 12 premiers mois d'affiliation dans le cadre de l'ACRE.

A compter de la troisième année d'activité, la cotisation due est proportionnelle aux revenus non salariés. Ces revenus sont divisés en 2 tranches (T1 et T2) ; pour chacune d'elle, un taux de cotisation distinct est affecté. Dans le détail :

  • Tranche 1 : une cotisation de 8,23 % prélevée sur la part des revenus annuels allant jusqu'au PASS (47 100 € en 2025) donnant 525 points au PASS ;
  • Tranche 2 : une cotisation de 8,23 % prélevée sur la part des revenus annuels allant jusqu'au PASS (47 100 € en 2025) donnant 525 points au PASS ;

 

En pratique, pour les revenus inférieurs ou égaux au PASS, les deux tranches de cotisations (T1 + T2) s'additionnent. Le taux global de cotisation est alors de 10,10 %.

Il en résulte un montant maximal de cotisation de 8 280 € en 2025.

Pour les revenus inférieurs à 5 346 € (soit 450 heures SMIC), il est appelé une cotisation minimale de 540 € (10,10% de la base minimale) qui permet de valider 3 trimestres d'assurance.

En cas de durée d'affiliation inférieure à 4 trimestres ou d'exercice de l'activité libérale à titre accessoire seulement, la cotisation minimale reste due sans proratisation.

  • A noter : un nouveau taux de cotisation de 8.73 % au lieu de 8.23 % sera appliqué à la tranche 1 lors de la régularisation de la cotisation en 2026 à réception des revenus de 2025. Il permettra d'acquérir au niveau du PASS,32 points de plus, soit 557points.
  • Le nombre de points acquis sur la tranche 2 restera inchangé.

 

B - Avantages sociaux vieillesse

La cotisation ASV des auxiliaires médicaux se divisent en deux cotisations :

  • Une cotisations forfaitaire de 222€/an en 2025 ;
  • Une cotisation proportionnelle aux revenus de 0,40 %.

 

C - Régime complémentaire

En matière de retraite complémentaire, deux types de cotisation incombent aux auxiliaires médicaux :

  • Une cotisation forfaitaire de 2312 €/an en 2025 ;
  • Une cotisation proportionnelle égale à 3 % du revenu en année N -1 entre un plancher de 25 246 € et un plafond de 237 179 € ;

 

Les allocations familiales et les taxes diverses

A - Les allocations familiales et taxes diverses

La cotisation d'allocations familiales dépend du revenu professionnel de l'auxiliaire médical :

  • Pour un revenu inférieur à 110 % du PASS, soit 51 810 € en 2025, le taux de cotisation est de 0 % ;
  • Pour un revenu compris entre 110 % et 140 % du PASS, soit entre 51 810 € et 65 940 € en 2025, le taux de cotisations augmente progressivement de 0 % à 3,10 % ;
  • Pour un revenu égal ou supérieur à 140 % du PASS, soit 65 940 € en 2025, le taux de cotisation est de 3,10 %.

 

B - La CSG et la CRDS

La Contribution Sociale Généralisée (CSG) est de 9,2 %. Elle s'applique sur la totalité du revenu professionnel.

La Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale (CRDS) est de 0,5 %. Elle s'applique sur la totalité du revenu professionnel. 

C - La formation professionnelle

La contribution pour la formation professionnelle (CFP) est de 118 € en 2025 sur la base de 0,25 % du PASS (0,34 % pour le conjoint collaborateur).

D - La contribution aux unions régionales des professionnels de santé (CURPS)

La CURPS est calculée annuellement sur la base du revenu d'activité (conventionnée ou non) pour le calcul de l'impôt sur le revenu.

Le taux de cotisation est de 0,10 %.

L'URSSAF procède à un calcul provisoire de la CRUPS de l'année N sur la base revenu de l'année N-2 puis effectue une régularisation en fonction des revenus réels N.

Les droits durant la vie

La prévoyance

A - L'incapacité temporaire : les indemnités journalières

Indemnités journalières versées par la CNAVPL :

En cas de maladie ou d'accident, et à l'instar des autres professionnels libéraux relevant de la CNAVPL, les affiliés de la CARPIMKO ont droit à des indemnités journalières du 3ème au 90ème jour d'arrêt de travail.

Durant les trois premiers mois d'arrêt, l'auxiliaire médical perçoit une indemnité égale à 1/730ème de son revenu professionnel, plafonné à 3 PASS. Ainsi :

  • L'indemnité journalière minimale est de 25,81 €/jour en 2025. Elle est servie aux professionnels qui s'acquittent de la cotisation minimale ;
  • L'indemnité journalière maximale, servie aux professionnels dont le revenu est supérieur ou égal à 3 PASS, est de 193,56 €/jour en 2025.

 

Indemnités journalières versées par la CARPIMKO :

Le montant de la prestation est de 55,44 € par jour.

L'indemnité journalière est versée au bout du 91ème jour d’arrêt de travail empêchant l’exercice libéral de la profession et jusqu’au dernier jour de la troisième année d'incapacité.

Ce montant est majoré dans les situations suivantes :

  • Pour chaque descendant à charge : 8,06 €/jour ;
  • Pour tierce personne : 20,16 €/jour.

 

Attention, la majoration pour conjoint est supprimée depuis 2025.

Les majorations pour conjoint à charge et pour tierce personne ne sont pas cumulables.

B - L'incapacité permanente

La CARPIMKO sert deux prestations différentes en cas d'incapacité permanente (invalidité).

C - L'invalidité partielle : (supérieure ou égale à 66 %) 

La rente d'invalidité partielle est versée aux assurés sociaux en incapacité professionnelle égale ou supérieure à 66 % entraînant une réduction des deux tiers de l'activité et si les revenus professionnels sont inférieurs à un plafond fixé par le Conseil d'admnistration et calculé personnellement.

Le montant de la rente est de 10 080 €/an.

En cas d’incapacité temporaire, la rente est versée tant que l’incapacité d’exercice, médicalement justifiée, est reconnue par le médecin conseil de la caisse et au plus tard jusqu’à l’âge de 65 ans.

D - L'invalidité totale

La rente d'invalidité totale est versée aux assurés sociaux en arrêt depuis plus de 3 ans, de manière définitive ou temporaire et qui se trouvent en incapacité professionnelle totale.

Le montant de la rente est de 20 160 €/an.

Cette rente peut faire l'objet d'une majoration dont le montant est de  :

  • 3 024 €/an pour enfant ou descendant à charge ;
  • 6 048 €/an pour intervention d’une tierce personne.

 

Attention, la majoration pour conjoint est supprimée depuis 2025.

En cas d’incapacité définitive, la rente est servie jusqu’à l'âge minimal légal de la retraite, âge à partir duquel elle laisse la place aux avantages vieillesse.

La retraite

A - Le régime de base

Le montant de la pension de retraite versée dépend de plusieurs paramètres : 

  • Nombre de points acquis par l'assuré ;
  • Valeur du point ;
  • Taux de liquidation variable en fonction de la durée d'assurance.

 

Valeur du point : 0,6540 € en 2025

L'acquisition du nombre de points diffère selon la période d'activité : Avant le 1er Janvier 2004 : chaque trimestre validé antérieurement à cette date donne droit à 100 points Depuis le 1er Janvier 2004 : le nombre de points acquis est déterminé en fonction des revenus soumis à cotisations. Ainsi :

  • En tranche T1 : les assurés qui payent une cotisation sur la tranche T1 obtiennent 525 points ;
  • En tranche T2 : les assurés qui payent une cotisation sur la tranche T2 obtiennent 25 points supplémentaires.

 

Pour chacune de ces tranches, le nombre de points attribué est calculé au prorata de la cotisation effective sur la cotisation maximale.

Des points supplémentaires peuvent être attribués :

  • En cas de rachat de trimestres, dans la limite de 12 trimestres ;
  • Pour un accouchement (100 points supplémentaires accordés pour le trimestre civil pendant lequel a lieu l’accouchement) ;
  • Pour recours à une tierce personne en cas d'invalidité (200 points par an). L'assuré reconnu comme étant en incapacité d'exercer, soit pour une durée continue supérieure à 6 mois, soit pour une durée totale de 6 mois au cours de la même année civile, est exonéré de 100 % de la cotisation annuelle et bénéficie de 400 points de retraite gratuits, pour une année pleine.

 

Âge d'ouverture des droits et durée d'assurance :

L'âge légal de départ en retraite est l'âge à partir duquel l'assuré peut procéder à la liquidation de ses droits à retraite. Il dépend de l'année de naissance de l'assuré et a été réhaussé à 64 ans pour les générations nées à partir de 1968 selon le calendrier suivant :

Générations  Age légal de départ à la retraite Age de départ à la retraite à taux plein Nombre de trimestres d'assurance requis pour le taux plein
1955 à 1957 62 ans  67 ans  166
1958 à 1960  62 ans    67 ans   167
1er janvier-31 août 1961      62 ans    67 ans    168
1er septembre-31 décembre 1961      62 ans et 3 mois    67 ans   169
1962  62 ans et 6 mois    67 ans   169
1963  62 ans et 9 mois     67 ans     170 
1964  63 ans     67 ans     171 
1965  63 ans et 3 mois     67 ans     172 
1966  63 ans et 6 mois     67 ans     172 
1967 63 ans et 9 mois    67 ans     172 
A partir de 1968      64 ans     67 ans     172 

 

 B - Les situations particulières dans le régime de base

Lorsque l'auxiliaire médical demande la liquidation de sa retraite de base avant l'âge automatique du taux plein (67 ans) sans totaliser la durée d'assurance requise, un coefficient de minoration - ou décote - de 1,25 % sera appliqué pour chaque trimestre manquant, ceci, dans la limite de 20 trimestres, soit 25 % du montant maximal.

Si l'auxiliaire médical poursuit son activité tandis qu'il a atteint l'âge légal de départ en retraite et qu'il totalise la durée d'assurance requise pour bénéficier d'une retraite de base à taux plein, il pourra bénéficier d'une surcote au moment de son départ en retraite. Cette majoration est portée à 1,25 % par trimestre supplémentaire cotisé à compter du 1er septembre 2023. Avant cette date, elle s'élevait à 0,75 %.

Spécificité parent :

La loi du 14 avril 2023 portant réforme sur les retraites a également introduit une surcote parentale de 1,25 % par trimestre supplémentaire au profit des parents bénéficiant de majoration de durée d'assurance pour enfant et justifiant d'une carrière complète un an avant l'âge légal, soit à 63 ans au terme de la montée en charge de la réforme. 

C - Le régime ASV

Ce régime est obligatoire. Il est réservé à toutes les auxiliaires médicaux exerçant dans le cadre des conventions avec les caisses d’assurance maladie.

Montant de la prestation : nombre de points acquis × valeur du point

 

Valeur du point de retraite : 1,49 € en 2025

L’auxiliaire médical peut percevoir la retraite à 65 ans (ou 60 ans en cas d’inaptitude) dès lors qu’il a exercé au moins un an dans le cadre des conventions médicales. Il peut faire liquider ses droits par anticipation dès l’âge de 60 ans, sa pension est alors réduite de 5 % par an entre 60 et 65 ans.

A - Le régime complémentaire 

Depuis le 1er janvier 2016, les conditions de liquidation de la retraite complémentaire CARPIMKO ont changé ainsi :

  • Alignement de l'âge d'ouverture du droit à la retraite complémentaire ainsi que l'âge du taux plein sur ceux du régime d'assurance vieillesse de base, soit respectivement à 62 ans et 67 ans pour les assurés nés à compter du 1er janvier 1961. Pour les générations nées avant le 1er janvier 1961, des dispositions transitoires sont prévues leur permettant de bénéficier d'un départ avant 62 ans et avant 67 ans selon la génération concernée ;
  • Révision des abattements en cas de retraite anticipée pour les fixer à : 1,25 % par trimestre d'anticipation pour les générations 1956 et suivantes ; 4 % par année d'anticipation d'âge par rapport à l'âge du taux plein, pour les générations nées avant 1er janvier 1956, auquel s'ajoute 0,25 % par trimestre manquant pour pouvoir liquider la retraite de base à taux plein, dans la limite du nombre de trimestres séparant de l'âge de 65 ans.
  • Instauration d'une majoration égale à 1,25 % par trimestre civil entier d'ajournement en cas de prise d'effet de la retraite au-delà de l'âge du taux plein.

 

La retraite complémentaire de la CARPIMKO fonctionne en points acquis via le versement de cotisations.

Lors de la liquidation de la pension de retraite complémentaire, le montant s'établit selon la formule suivante :

Montant de la retraite : valeur du point de retraite X nombre des points acquis

Valeur du point : 21,28 € en 2025

 

Les droits en cas de décès

Le capital décès

Le régime de prévoyance des auxiliaires médicaux prévoit le versement d'un capital décès dont le montant varie selon la situation familiale :

  • 54 432 € pour le conjoint survivant non séparé de droit ou de fait avec un ou plusieurs enfant(s) à charge ;
  • 36 288 € pour le conjoint survivant non divorcé ;
  • 18 144 € pour les descendants ou ascendants à charge.

 

La rente conjoint

Le régime de prévoyance des auxiliaires médicaux prévoit le versement d'une rente au conjoint survivant, non divorcé ou non séparé de droit ou de fait, marié depuis au moins 2 ans, sauf si un enfant en est issu ou en cas de décès accidentel, jusqu'à 65 ans.

Le montant de la rente est de 10 080 €/an.

La rente conjoint est allouée jusqu’à l’âge de 65 ans. Le conjoint peut alors liquider ses droits à réversion.

Si lors de la liquidation des droits à l’allocation vieillesse, le montant total des prestations acquises dans les régimes légaux et conventionnels de sécurité sociale est inférieur au montant de la rente de survie, un complément différentiel est alors versé.

La rente orphelin

Le régime de prévoyance des auxiliaires médicaux prévoit le versement d'une rente orphelin (ou rente d'éducation) pour les enfants qui se situent dans les situations suivantes :

  • Un enfant de l'affilié de moins de 18 ans et à charge fiscale de l'affilié décédé ;
  • Un enfant poursuivant ses études jusqu'à 25 ans et à charge fiscale de l'affilié décédé ;
  • Un enfant (ou autre descendant) atteint d'un handicap permanent et à charge fiscale de l'affilié décédé.

 

Le montant de la rente est de 7 560 €/an. 

La protection sociale du conjoint : la réversion

A - Le régime de base

En cas de décès d'un assuré social, le conjoint ou l'ex-conjoint peut bénéficier d'une pension de réversion. Cette rente constitue une fraction de la pension de retraite que le défunt aurait perçue ou à laquelle il aurait pu prétendre.

L'obtention de la pension est soumise au respect de plusieurs modalités :

  • Mariage : la réversion n'est pas ouverte aux personnes pacsées, concubines ou vivant maritalement ;
  • Âge : 55 ans (pour les décès intervenus à compter du 01/01/2009) ;
  • Ressources : afin de bénéficier d'un droit à la pension de réversion, les ressources perçues par le conjoint survivant sont plafonnées à 2 080 Smic horaire en vigueur au 1er janvier de l'année (soit 24 710,40 € en 2025)pour une personne seule ou à 3 328 smic horaire (soit 39 536,64 € en 2025) pour un ménage.

 

Le montant de la pension de réversion s'élève à 54 % de la pension de l'assuré décédé.

La pension peut être majorée de 11,1 % si le conjoint survivant a cumulativement :

  • Atteint l'âge de départ nécessaire à l'obtention d'une pension à taux plein ;
  • Fait liquider l'ensemble de ses droits à la retraite ;
  • Dispose d'avantages de retraite et de réversion n'excédant pas 2 993,14 €/trimestre en 2025. Si ce plafond est dépassé, la majoration est réduite en conséquence. 

 

B - Le régime ASV

Le régime ASV verse aussi une pension de réversion au conjoint survivant, qui correspond également à une fraction de la pension ASV du défunt.

Elle est versée aux personnes :

  • De 65 ans et plus ou entre 60 et 64 ans en cas d'inaptitude au travail ;
  • Qui ont été mariées au défunt pendant 2 ans minimum, sauf si un enfant est issu de l'union ;
  • Non-remariées.

 

La pension servie s'élève à 50 % de la pension ASV.

C - Le régime complémentaire

Le régime complémentaire de la CARPIMKO verse une pension de réversion au conjoint survivant, qui correspond également à une fraction de la pension qu'aurait perçu ou percevait le défunt.

Elle est versée aux personnes :

  • De 65 ans et plus ou entre 60 et 64 ans en cas d'inaptitude au travail ou de 55 ans si le droit à la rente de survie n'est pas ouvert au titre du régime invalidité-décès ;
  • Qui ont été mariées au défunt pendant 2 ans minimum, sauf si un enfant est issu de l'union ;
  • Non-remariées.

 

Le montant de la réversion s'élève à 60 % de la pension de retraite complémentaire.