Affiliation
L’affiliation rattache une personne à la Sécurité sociale pour ouvrir ses droits.
L’affiliation rattache une personne à la Sécurité sociale pour ouvrir ses droits.
Les cotisations financent la protection sociale et ouvrent des droits (santé, retraite, etc.).
La protection sociale couvre les aléas de la vie et permet d’acquérir des droits à la retraite.
Des dispositifs protègent les proches : capital décès, rentes et pension de réversion.
Les professionnels libéraux suivants relèvent de la Caisse d'assurance vieillesse des officiers ministériels, des officiers publics et des compagnies judiciaires (CAVOM) :
L'immatriculation est gérée par l'URSSAF du lieu d'exercice de l'activité.
Au même titre que les artisans-commerçants, les professions libérales (dont les officiers ministériels) relèvent désormais de la CPAM.
La Caisse d'Assurance Vieillesse de l’officier ministériel (CAVOM) recouvre pour la CNAVPL les cotisations de retraite de base des officiers ministériels et gère la retraite complémentaire ainsi que les prestations de prévoyance.
Au titre du risque maladie, les avocats relèvent de la Sécurité sociale des indépendants et doivent verser une cotisation santé qui dépend de leur revenu professionnel :
| Assiette | Taux |
|---|---|
| Revenu professionnel inférieur à 40% PASS, soit18 840 € en 2025 | 0% (taux désormais nul) |
| Revenu supérieur à 40% PASS et inférieur à 60% PASS, soit entre 18 840 € et 28 260 € en 2025 | Taux progressif entre 0% et 4% |
| Revenu supérieur à 60% PASS et inférieur à 110% PASS, soit entre 28 260 € et 51 810 € en 2025 | Taux progressif entre 4% et 6,5% |
| Revenu professionnel supérieur à 110% PASS, soit 51 810 € en 2025 | 6.5 % |
Depuis 2016, la cotisation minimale maladie est supprimée.
Depuis le 1er juillet 2021, les affiliés de la CNAVPL bénéficient d'indemnités journalières lors des trois premiers mois d'arrêt de travail. Le taux de cotisation de ce nouveau droit est fixé à 0,30 % du bénéfice non-commercial :
Le régime invalidité-décès de la CAVOM comporte 5 classes de cotisation :
| Classe | Montant 2025 |
|---|---|
| A | 315 € |
| B | 630 € |
| C | 1 260€ |
| D | 1 890 € |
Au titre des deux premières années civiles d'activité, les cotisations au régime de retraite de base sont calculées à titre provisionnel sur une base forfaitaire s'élevant à 19 % du PASS (8 949 € en 2025), soit une cotisation de 948 €. Elle donnera lieu à une régularisation l'année suivante lorsque les revenus de l'année N-1 seront connus.
NB : le professionnel peut bénéficier d'une exonération des cotisations au cours des 12 premiers mois d'affiliation dans le cadre de l'ACRE.
A compter de la troisième année d'activité, la cotisation due est proportionnelle aux revenus non salariés. Ces revenus sont divisés en 2 tranches (T1 et T2) ; pour chacune d'elle, un taux de cotisation distinct est affecté. Dans le détail :
En pratique, pour les revenus inférieurs ou égaux au PASS, les deux tranches de cotisations (T1 + T2) s'additionnent. Le taux global de cotisation est alors de 10,10 % (8,23 % + 1,87 % = 10,10 %).
Il en résulte un montant maximal de cotisation de 8 280 € en 2025.
Pour les revenus inférieurs à 5 346 € (soit 450 heures SMIC), il est appelé une cotisation minimale de 540 € (10,10 % de la base minimale) qui permet de valider 3 trimestres d'assurance.
En cas de durée d'affiliation inférieure à 4 trimestres ou d'exercice de l'activité libérale à titre accessoire seulement, la cotisation minimale reste due sans proratisation.
Depuis 2016, le calcul des cotisations sociales de retraite complémentaire des officiers ministériels passe d’un système de classes à un système de taux proportionnel aux revenus :
Le taux des cotisations allocations familiales applicable à l'officier ministériel varie en fonction du revenu d'activité non salarié. Dans le détail :
Un taux de 9,70 % est appliqué sur la totalité du revenu non salarié (déduction faite des revenus de remplacement qui ont subi un précompte de CSG-CRDS) + cotisations sociales obligatoires.
Le taux de contribution à la formation professionnelle des officiers ministériels s'élève à 0,25 % du PASS, soit 118 €. Si le conjoint du praticien à le statut de conjoint collaborateur, le taux de cotisation passe à 0,34 % du PASS, soit 160 €. Cette somme est payable une fois par an auprès de l' Urssaf .
La contribution pour la formation professionnelle (CFP) est de 118 € sur la base de 0,25 % du PASS (0,34 % pour le conjoint collaborateur).
En cas de maladie ou d'accident, et à l'instar des autres professionnels libéraux relevant de la CNAVPL, les affiliés de la CAVOM ont droit à des indemnités journalières du 3ème au 90ème jour d'arrêt de travail, servies par l'Assurance maladie.
Durant les trois premiers mois d'arrêt, l'officier ministériel perçoit une indemnité égale à 1/730ème de son revenu professionnel, plafonné à 3 PASS. Ainsi :
Invalidité partielle
En cas d'invalidité partielle, la CAVOM sert une pension sous réserve de respecter les modalités suivantes :
La pension servie est alors proportionnelle au taux d’invalidité.
Invalidité totale
L’assuré peut percevoir une pension d'invalidité dont le montant dépend de la classe de cotisation. Ainsi :
Le montant de la pension de retraite versée à l'officier ministériel dépend de plusieurs paramètres :
L'acquisition du nombre de points diffère selon la période d'activité : Avant le 1er Janvier 2004 : chaque trimestre validé antérieurement à cette date donne droit à 100 points
Depuis le 1er Janvier 2004 : le nombre de points acquis est déterminé en fonction des revenus soumis à cotisations. Ainsi :
Pour chacune de ces tranches, le nombre de points attribué est calculé au prorata de la cotisation effective sur la cotisation maximale.
Des points supplémentaires peuvent être attribués :
L’âge légal de départ à la retraite, l'âge du taux plein et la durée d'assurance requise dépendant de l’année de naissance de l'assuré :
| Générations | Age légal de départ à la retraite | Age de départ à la retraite à taux plein | Nombre de trimestres d'assurance requis pour le taux plein |
|---|---|---|---|
| 1955 à 1957 | 62 ans | 67 ans | 166 |
| 1958 à 1960 | 62 ans | 67 ans | 167 |
| 1er janvier-31 août 1961 | 62 ans | 67 ans | 168 |
| 1er septembre-31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 67 ans | 169 |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 67 ans | 169 |
| 1963 | 62 ans et 9 mois | 67 ans | 170 |
| 1964 | 63 ans | 67 ans | 171 |
| 1965 | 63 ans et 3 mois | 67 ans | 172 |
| 1966 | 63 ans et 6 mois | 67 ans | 172 |
| 1967 | 63 ans et 9 mois | 67 ans | 172 |
| A partir de 1968 | 64 ans | 67 ans | 172 |
Lorsque l'officier ministériel demande la liquidation de sa retraite de base avant l'âge automatique du taux plein (67 ans) sans totaliser la durée d'assurance requise, un coefficient de minoration - ou décote - de 1,25 % sera appliqué pour chaque trimestre manquant, ceci, dans la limite de 20 trimestres, soit 25 % du montant maximal.
Si l'officier ministériel poursuit son activité tandis qu'il a atteint l'âge légal de départ en retraite et qu'il totalise la durée d'assurance requise pour bénéficier d'une retraite de base à taux plein, il pourra bénéficier d'une surcote au moment de son départ en retraite. Cette majoration est portée à 1,25 % par trimestre supplémentaire cotisé à compter du 1er septembre 2023. Avant cette date, elle s'élevait à 0,75 %.
Spécificité parent
La loi du 14 avril 2023 portant réforme sur les retraites a également introduit une surcote parentale de 1,25 % par trimestre supplémentaire au profit des parents bénéficiant de majoration de durée d'assurance pour enfant et justifiant d'une carrière complète un an avant l'âge légal, soit à 63 ans au terme de la montée en charge de la réforme.
Les droits à la retraite complémentaire sont ouverts lorsque l'officier ministériel remplit les conditions suivantes :
Le montant de la retraite complémentaire est calculé comme suit : nombre de points acquis × valeur du point
Montant de la prestation
Le montant de la prestation dépend de la classe de cotisation :
| Classe | Montant 2025 |
|---|---|
| A | 17 488,80 € |
| B | 34 977,60 € |
| C | 69 955,20 € |
| D | 104 932,80 € |
Les bénéficiaires du capital décès sont soit le conjoint survivant non séparé de corps, soit les enfants de moins de 21 ans (et les enfants handicapés). En l’absence de désignation expresse, le capital décès est versé au conjoint survivant. A défaut, il est servi aux personnes qui étaient au jour du décès à la charge effective totale et permanente de l’assuré, à défaut aux
La rente est versée au conjoint survivant non séparé de corps en vertu d’un jugement ou d’un arrêt définitif
Le montant de la rente annuelle varie en fonction de la classe de cotisation :
| Classe | Montant 2025 |
|---|---|
| A | 5 246,64 € |
| B | 10 493,28 € |
| C | 20 986,56 € |
| D | 31 479,84 € |
La rente est versée a chaque enfant jusqu’à l’âge de 21 ans (25 ans s’il poursuit des études et sans limite d’âge s’il est infirme). Le montant de la rente annuelle est variable selon la classe de cotisation :
| Classe | Montant |
|---|---|
| A | 5 246,64 € |
| B | 10 493,28 € |
| C | 20 986,56 € |
| D | 31 479,84 € |
L'obtention de la pension de réversion est soumise au respect de plusieurs modalités :
Le montant de la pension de réversion s'élève à 54 % de la pension de l'assuré décédé.
La pension peut être majorée de 11,1 % si le conjoint survivant a cumulativement :
Dans le régime complémentaire, le montant de la prestation : 60 % du montant de la retraite acquise par l’assuré.
Le conjoint survivant bénéficie d’une retraite de réversion sous les conditions suivantes :
Le conjoint divorcé non remarié est assimilé au conjoint survivant pour l’ouverture du droit à pension de réversion. Les points de retraite sont réversibles à 100 % pour les années où l’assuré a versé une cotisation supplémentaire de 20 %.